Coopération militaire: La Corée du Nord vivement sollicitée au Mali et au Burkina Faso pour l'implantation d'une usine d'armement

De sa capitale Pyongyang, la République populaire de la Corée connue sous le vocable de la Corée du Nord tente-t-elle d'emboîter l’hégémonie Russe au Mali et au Burkina Faso ? En effet, mise sur le banc des bannis par sa sœur jumelle la Corée du Sud, les Etats-Unis d’Amérique et le Japon à cause de sa course folle pour les missiles balistiques, alors que sa population est en proie à la faim et la répression, une source à Conakry croit savoir que « Kim Jong-Un cherche à prendre pied à Bamako au Mali et à Ougadougou au Burkina Faso via son ambassade à Conakry en Guinée ». 

Ceci « En vue de la construction d’une usine de munitions, dans la zone supposée agricole de Dialakorobougou dans la banlieue de Bamako. La junte malienne, qui ne semble pas très satisfaite de la prestation facturée mensuellement du groupe Russe Wagner, a sollicité l’aide de Pyongyang », précise une source contactée à propos de ce sujet. La même source ajoute que « les tractions entre Bamako et Pyongyang se mènent à partir de l’Ambassade de la Corée du Nord en Guinée sise à Conakry ». 

A Conakry, nous apprenons également que « le premier Secrétaire à l’Ambassade de la Corée du Nord à Conakry, An Se-ho, est le principal coordinateur de ce projet entre les deux pays ». Interrogée dans le cadre de cette enquête, une source malienne a abondé dans le sens, en indiquant que « Ce projet devrait bénéficier au Mali et Burkina Faso qui ont emprunté les mêmes lignes de conduite contre la France et les occidentaux en général ».  

Au Ministère à la Présidence guinéenne chargée de la Défense nationale, une source que nous avons interpellée a plutôt conseillé tout sec : « référez-vous à l’Ambassade de la Corée à Conakry » ajoutant que cette affaire concerne le Mali et la Corée du Nord qui sont « deux Nations souveraines ». Toutes nos tentatives d’entrer en contact avec cette représentation diplomatique sont restées vaines. 

Alors que la réponse d’un partenaire technique et financier délégué à Bamako, est pleine de surprise en disant, « c’est la première fois que j’apprends cette information ».

Une source ouest africaine croit savoir que « dans le but de faciliter les démarches administratives, des délégations nord-coréennes impliquées dans les négociations, M. An Se-ho s’est rendu à Bamako en 2022, où il s’est entretenu avec des cadres du Ministère de la Défense. An Se-ho traite également avec le Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation M. Abdoulaye Maïga ».

Au cours d’un débat panafricain dénommé « la palabre africaine » de la chaîne AfriqueMediatv, a été débattue de « la montée en puissance des armées malienne et burkinabè grâce à un partenariat stratégique avec la Corée du Nord et la Chine » et c’est pourquoi « aujourd’hui on parle de l’arrivée de la Corée du Nord pour les équipements en matériel militaire ».

Les débatteurs se félicitaient que « ce partenariat intègre le transfert de la technologie pour la production d’un matériel militaire made in Africa ». Dans l’enthousiasme panafricain, les commentateurs sont favorables à la construction de ce complexe militaro-industriel. Parce que, disent-ils, « il faut que l’Afrique ait les armes nucléaires, on veut de notre bombe atomique ».

Et c’est dans cet environnement de propagande anti-française, dit une source, que « sous prétexte de la rénovation du palais de la culture de Bamako, qu’une délégation nord-coréenne, incluant son ambassadeur en Guinée Ji Joon Kim avait été reçue le 14 septembre 2022, par le Général de Brigade Sidiki Samaké secrétaire général du Ministère Malien de la Défense. S’en suivra le défilé, à partir de novembre 2022 à Bamako, des plusieurs hauts cadres nord-coréens chargés d’examiner les paramètres techniques du complexe militaro-industriel de Dialakorobougou également zone de 114 logements économiques à proximité immédiate de la zone ACI non loin de la RN6 (route de Ségou). 

Selon des sources Burkinabès, pour ce qui concerne le pays des hommes intègres, c’est officiel depuis le 30 mars 2023 que cette reprise de coopération permettra au pays d’acquérir « du matériel militaire dans le cadre de la lutte contre le terrorisme », à en croire la cheffe de la diplomatie Olivia Roumba. Dans ce sens, qu’un Conseil des ministres a examiné et approuvé un agrément pour la nomination d’un ambassadeur de la République populaire démocratique de Corée auprès du Burkina Faso.