Fuite des capitaux en Guinée
L’un des principaux adversaires de la mobilisation des ressources internes est certainement la fuite des capitaux. Fléau qui constitue un réel obstacle au progrès économique des pays en développement en général, et celui de l’Afrique en particulier. Vu qu’il réduit les ressources disponibles pour le financement de l’investissement et partant, ralentit la croissance économique. En clair il sape les efforts de réduction de la pauvreté.
Le phénomène accroît les inégalités, d’autant que les dirigeants politiques, profitent de leur position privilégiée pour acquérir et canaliser des fonds vers l’extérieur. Selon une étude de 2013, menée la Banque Centrale et le Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD), les capitaux qui auraient fuit de la Guinée entre 1986 et 2010 représentaient 20% de l’aide publique au développement. Autrement dit, pour $US 100 reçus sous forme d’aide publique, $ 20 quitteraient le pays.
En ce qui concerne les principaux pays de destinations des capitaux sortant de la Guinée, les avis sont partagés. Toutefois, les pays de l'Asie (notamment Émirats Arabes Unis et la Chine) ont été fréquemment cités pour les transactions commerciales. Le Maroc, le Sénégal, le Ghana, la France et le Canada sont les pays de prédilection pour la formation, les soins médicaux, les achats de biens immobiliers et l'ouverture de comptes bancaires.
En 2008 par exemple, la fuite passée par les falsifications commerciales est de $ 216,5 Millions pour la Chine, $ 75,1 Millions pour le Sénégal et 20 millions pour les Émirats Arabes Unis (Dubaï).

