Immigration : 26 Guinéens rapatriés des États-Unis pour divers crimes individuels

Le 7 décembre 2023, le Département de la Sécurité intérieure des Etats-Unis d’Amérique a attiré l'attention de l’ambassade de Guinée à Washington D.C, du rapatriement vers Conakry « d’un groupe spécifique de personnes », à travers un vol charter.

Cet avion dédié à ce rapatriement de plusieurs Africains dont 26 Guinéens, a selon des sources, décollé des Etats-Unis le 13 décembre et est arrivé à l’Aéroport international AST de Conakry le 14 décembre. Le Bureau régional de Sécurité de l’ambassade des Etats-Unis est, selon notre source, resté en contact étroit avec les services de sécurité Guinéens pour la sécurisation du vol charter durant son escale à Conakry. 

Déjà en mai, selon un communiqué du 22 septembre du US Costums and Border Protection (CBP), les services de protection des frontières des Etats-Unis notent avoir rapatrié à travers le monde 250 000 personnes dont 36 000 membres de leurs familles.

Cette dernière expulsion à date est consécutive à des crimes individuels qui seront transmis aux autorités compétentes de chaque pays concerné. 

Répondant à une question, lors de la présentation du livre « La diplomatie de la République de Guinée », du Dr Issaka K. Souaré, organisée par l’Association de la jeunesse Guinéenne à Philadelphie, Madame l’ambassadeur de Guinée à Washington D.C, Fatoumata Kaba Sidibé, a confirmé avoir été saisie de cette procédure d’expulsion par les autorités fédérales.  Et selon une source new yorkaise, un de ces 26 expulsés aurait sauté du 3ème étage d’un immeuble le 17 décembre et son enterrement aurait eu lieu à Conakry ce 21 décembre.

Un responsable d’une des organisations communautaires Guinéennes à New-York a fait savoir que depuis septembre dernier, 4043 Guinéens ont franchi illégalement les frontières États-uniennes. Les mêmes chiffres seraient communiqués à l’ambassade de Guinée à Washington par le Département d’État américain, il y’a quelques semaines. À date, environ 180 Guinéens campent encore dans les locaux du Futa Islamic Center dans le Bronx à New York. Selon des sources, également, 34 migrants (Mauritaniens, Ghanéens, Sénégalais et Guinéens) habiteraient la Basse Côte Mosque ou Masjid Al Fallah dans le Manhattan. Toujours dans la grande pomme, devenue le refuge de milliers de migrants venus du monde entier.

A présent le républicain Greg Abbot, chef de l’exécutif du Texas, a promulgué ce 19 décembre une loi criminalisant l’immigration illégale.

Reste à savoir si ces compatriotes renvoyés dans leur pays pour des crimes divers auront à purger leurs peines ou pas. Ou s’ils seront simplement lâchés dans la nature. Comme c'est généralement le cas, dans des États laxistes comme le nôtre. 

Par ailleurs en août dernier, le CBP dit avoir enregistré en une vague plus de 181 059 immigrants, ce qui porte les statistiques de ce mois à 232 972 entrées illégales à la frontière Sud-ouest du pays.

Selon le website Usatoday, le nombre de migrants illégaux entrés par la frontière Sud-ouest a atteint 2,8 millions de personnes en 2023 contre 2,7 millions en 2022. Environ 2,2 millions de personnes ont été appréhendées à la frontière entre les États-Unis et le Mexique jusqu'en août, contre 2,38 millions de rencontres à la frontière pour l'ensemble de l'année dernière. Et il est fort probable que le nombre des immigrants illégaux atteigne les 3 millions avant fin décembre 2023.